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MX Machine - Fuck the neighbors
January 14, 2012 06:30 AM PST
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C'est un post-FB du genre: « remember le crossover?» qui m'a mené à cette lutte contre l’alzheimer armée de google search. Les limbes du thrash metal vomissent ce groupe obscur, MX Machine, et leur seul morceau vaguement mémorable, pour fêtes arrosées de Jeanlain: Fuck the neighbors.

Comme il se doit, le groupe est né à L.A., dans cette période raffinée de réaction au metal-mulette. Le glam et ses permanentes fatigue la nouvelle génération skate, qui en dynamitent les codes. Here comes le thrash metal et le crossover.

Suicidal Tendencies, D.R.I, Uncle Slam... on accélère le tempo, on rajoute une pédale de grosse caisse à la batterie, on se branle sur des solos dissonants bien aigus, les rythmiques guitares/basses alternent des riffs lourds et des phases plus techniques et saccadées, le chant est plus brutal, direct que les vagues de métal précédentes. L'influence du punk-hardcore se fait sentir, mais on est pas encore dans la fusion des deux genres.

Et donc MX Machine, du genre de groupe de suiveurs totalement oubliables. On pense un peu à Mucky Pup, dans le genre fun subtil, peut-être à cause de la pochette nulle à chier, ou simplement parce j'aurais bien aimé dans les deux cas ne pas avoir une mémoire musicale de plusieurs terra dans la tête, blindée de références inutiles.

Leur reprise du Stay Clean de Motorhead est indigente, le morceau "no glam fags" est un hamburger con, mou et froid. Ces foutus MX Machine ont même poussé la plaisanterie super loin en se reformant en 2007 et n'ont pas splitté depuis. Brr. Dans un prochain épisode, on découvrira pourquoi je garde le souvenir de ce genre de débilités bien au chaud.

Kryptic Minds - The things they left behind
January 07, 2012 03:32 AM PST
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De la drum'n'bass au dubstep, Kryptic Minds a pris du bide et a ralentit le tempo libérant de nouvelles pistes de recherche sonore pour le duo. Si on frôle le trip-hop dans certains titres vocaux, « Can't sleep » est plutôt un album souterrain de dubstep hybride. A classer près de Pinch et de Loefah. L'album est sombre comme le ciel Bruxellois. Les lampadaires scintillent à peine à travers le brouillard.

Sous le crachin, les badauds se hâtent au rythme de leur pas qui résonnent sur le pavé glissant. La place du marché est quasiment vide, car aujourd'hui, impossible de déballer. Deux types se haranguent. Ils sont prêts à en venir aux mains. Des hommes torses nus, complètement défoncés, sortent de la boîte, pour finir leur nuit sous le regard gêné et moqueur du boucher et des hitistes regroupés sous la porte cochère.

http://soundcloud.com/kryptic-minds

Neu! Hero
December 26, 2011 01:50 AM PST
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C'est marrant, parce que ce morceau, je le connaissais sans savoir que c'était du groupe allemand Neu! J'étais persuadée que c'était un truc du genre New York No Wave ! Pas du (sauer)krautrock.

Et c'est à peu près tout, car, je découvre seulement ce groupe, via d'abord NEU 2, cet album fauché, aux éclairs de génie expérimentaux en face B. Et là, je retrouve les racines de ces vagues répétitives hallucinées que j'aimais tant sur les premiers Sonic Youth par exemple. La bande son de Bernd et Hilla Becher !

A suivre.

Hi-Tek - My piano
September 10, 2011 08:57 PM PDT
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De Black Star (Mos Def, Taleb Kweli) à ses productions pour Rawkus Records et Common en passant par le projet Reflection Eternal avec Kweli, à ses propres productions Hi-Tek est un dj/producteur qui plane sur mes écoutes depuis longtemps sans que son nom ne fasse tilt. C'est l'écoute en boucle de "The Sun God" de Common ou de "My piano" de Hi-Tek avec Ghostface Killa, Raekwon et Dion qui me poussèrent à explorer sa prolifique discographie personnelle. Cheval pour l'écurie Aftermath Entertainment (Dr.Dre) et différents all-stars commerciaux, son boulot le plus intéressant reste celui réalisé avec sa base, Kweli et Mos Def ou pour lui-même.

C'est avec son premier groupe, Mood, qu'il rencontre Talib Kweli, pour le titre "hustle on the side", son premier succès d'envergure. On est dans les années 90 et le son est marqué par la période. Depuis, leurs routes parallèles se croisent sans qu'on puisse totalement les dissocier.

De sa prolifique discographie, qui dévie parfois dans le sirupeux, je retiendrais surtout ses propres productions, moins standardisées que certaines de ses productions pour les grosses pointures du hip-hop et du r'n'b. Du producteur talentueux au beat-maker industriel, il n'y a parfois qu'un pas que des machines comme celle de Dr.Dre n'hésitent pas à franchir.

Warmers - Your great escape
May 07, 2011 04:57 AM PDT
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Washington D.C. 1995-97. Post-hardcore simple et efficace façon famille Mc Kaye (ce coup-ci Alec - Faith, Ignition-). Ami Farina à la batterie qu'on retrouvera plus tard dans le duo The Evens avec l'autre Mac Kaye. Plusieurs tubes pleins de retenue et de mélancolie. Un petit côté "hometown scene". Juste ce qu'il faut d'énergie et de batterie en avant.

http://www.dischord.com/band/warmers

Secret History: The Warmers' The Warmers

Tyler, The Creator Presents - BASTARD
February 08, 2011 11:53 AM PST
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J'aime bien Odd future, comme j'ai adoré No sleep 'till Brooklyn ou MX Machine (Fuck the neighbors). Un peu en riant gras et un peu en grinçant les dents. Le milieu skate m'a toujours fait ça. Complètement fascinant et complètement navrant. Le morceau bastard est comme je les aime: sombre, haineux, un peu n'importe quoi, entre déprime et autodérision. Des albums en téléchargement gratuit sur tumblr, des vidéos HD montées @home, des gars nés dans les années nonantes, des mega-slackers défoncés à la 8°6. Dj Screw est mort qu'il aille se rhabiller, son esprit plane sur les kids chips & porn you tube/chatroulette style. Jackass n'a qu'à bien se tenir, car Odd Future Wolf Gang Kill Them All vont mettre la pâtée à Larry Clark et le coller au mur. Et j'applaudirais, je déteste ce mec. Y'a rien à gagner tout est gratuit. Y'aura pas de contrition à la télé (sexion d'assaut, orelsan). Y'aura plus rien du tout, dans ce futur.

The third eye foundation - If you treat us all like terrorist....
October 18, 2010 11:04 AM PDT
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We Will Become Terrorists.

Au delà de l'effet de titre, c'est surtout l'impression de retrouver un vieil ami perdu de vue dont il s'agit. Aperçu sur des quais parisiens, il y a des siècles de cela, dans sa version dark folk sous le nom de Matt Eliott, c'est surtout deux albums de The Third eye foundation qui restent gravés dans la mémoire des années 90: You Guys Kill Me et Little Lost Soul. Non que le garçon seul à la guitare ne seille à mes oreilles. Plutôt une désertion de la mélancolie. Et puis là, boum, via l'Omupo, via Ici d'ailleurs, découvrir que le 3eme œil sévit toujours. Une bonne manière de remettre ce blog en route.

Blonde Redhead - I Still Get Rocks Off
September 19, 2010 02:01 AM PDT
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Quand Blonde Redhead débarque, à la fin de l'autre siècle, on présente le trio comme des protégés de Sonic Youth. Ils passent bientôt sous le giron de Guy Picciotto de Fugazi, pour quelques albums. De quoi dresser le cadre: du rock énergique, mélodique, aérien virant à la noise en live. Label familier, Touch and go, concerts haletants et des morceaux entêtants comme ce "i still get rocks off" qui ouvre leur second album, "La Mia Vita Violenta".

Le suivant "Fake Can Be Just As Good" est très noise, très influencé DC, on pense à Fugazi (Water) ou The Warmers sur certains morceaux."In An Expression Of The Inexpressible" (ce titre!) est dans la veine des 3 premiers, noise-rock saccadé et mélodique, mais voit les instruments électroniques s'adjoindre aux guitares de manière soutenue.

Plus de dix ans après, le morceau part en heavy rotation sans complexes. Je lâche plus ou moins le groupe sur "Melody of certain damaged lemons"(2000) que je trouve trop pop à l'époque, presque vendu. Comme quoi les critères changent avec l'âge. La fatigue surement et le ras-le-bol des sous productions genre squatt, j'en sais rien, j'épaissis aussi en dix ans, alors.

Je succombe cependant au EP "Mélodie citronique"(2000) - chanté en langues latines. Et puis, je les perds de vue, je me perds aussi dans les limbes de la presse. Jusqu'à ce que mon frère me propose d'aller les voir hier à l'AB. C'est l'année des retours live (à venir Public Enemy, Einturzende Neubauten, Killing Joke) et l'heure de faire le bilan d'un vieillissement.

Sixtoo - Damage Control
July 25, 2010 06:03 AM PDT
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Le hihop décalé est devenu un genre à part entière au fil des années. De Cannibal Ox à Aesop Rock, de Hymie's Basement à Antipop, Quasimoto, les Shapeshifters, Sage Francis, Cloudead, Subtle etc.., Themselves la liste est longue des groupes engagés dans l'illbient, à la suite ou aux côtés du Wordsound de Spectre/Skiz Fernando les pionners (et je crois) les plus barrés du style.

Le principe de ce blog démarré un peu avant le grand tremblement d'il y a deux ans, les portes claquées, les os qui craquent, les déménagements était au départ juste de continuer les envois de morceaux que je faisait par mail, puis de me forcer à ouvrir mes cartons de disques. AU bout de deux ans, il reste des cartons non débalés. A l'aune d'un futur nouveau déménagement c'est pratique, mais c'est un peu abusé. Ce matin, j'en prends un et ressort au hasard ce disque oublié de SIXTOO.

Sixtoo c'est le projet de hiphop des années 90-2000 du Dj-Mc-Producteur Vaughn Robert Squire. Proche de Buck 65, ce garçon canadien officie maintenant sous le pseudo Speakerbruiser - c'est bien de lâcher le nom - en fait j'ai jamais écouté. Ce disque récupéré lors de sales de Boomkat retrace les années 96/2002 sous forme d'une compilation de ses titres parus chez Anticon. Un album de jour gris, pas transcendant à l'infini, mais du hiphop psyché et jazzy névrosé juste ce qu'il faut. L'album épique de Sixtoo c'est celui paru chez Ninja Tunes, Chewing on Glass & Other Miracle Cures... mais pas dans ce carton. En 2009, Squire met fin au projet, le cambriolage de son studio ayant fait disparaître des années de boulot.

Unsane - Bath
March 29, 2010 06:22 AM PDT
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Dix minutes avant la course. Puis le repos des vertèbres qui craquent. Terminal export années 90. Nancy. Découverts sur Mesomorph enduros, la compile perdue par Alex. Pochettes sanglantes comme un film gore. Hare Khrisna à la batterie. Vincent Signorelli, mon héros quarantenaire, cinquante ? Soixante maintenant ? Ed Templeton bricole à Gand, mais devrais-je dire Ghent maintenant que j'entre en forcing nederlands ? Des shorts même en hiver. Une esthétique skate en plus dur. Mais en fait sur ce Bath, c'est Charlie Ondras qui bat, bientôt emporté par l'héroïne. Vinnie à ce moment office pour les Swans. New York blood bath. Chris Spencer, face à un type emporté par une crise cardiaque. Chris Spencer opéré à coeur ouvert à Vienne après un tabassage en règle après un concert. Blood runs. Traverse la musique comme des vétérans. Quel putain de groupe ! Je les ai vus je pense 4 fois. Et la plus triste car trop courte fut de les voir ouvrir pour ces lourdauds de Neurosis! Sur Bath, on ne sent pas le virage pris dans les années 2000, ou la noise se matine de blues rouillé. Eclaté le groupe se perd ces jours-ci : Signorelli dans a Storm of Light, le canadien Dave chez Pigs et Spencer chez Celan.

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