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Hubert Laws - Syrinx
November 04, 2009 11:46 AM PST
Musicien de jazz, de funk, de musique classique, le flûtiste Hubert Laws a soufflé sur plus d'un disque phare de la musique américaine des années 70. Du Free Will de Gil Scott Heron au back up de Herbie Hancock, Stevie Wonder ou Georges Benson, la liste est très longue. Mais il fut aussi le compositeur, producteur ou interprète d'une série de disques ambitieux, parus dans les années 60, chez CTI (dont je parlais dans le billet précédent) : The Laws of Jazz, Flute By-Laws, Laws Cause. Plusieurs de ses enregistrements furent inspirés de la musique classique ou simplement portèrent sur des interprétations dans une approche classique ou jazz de compositions de Bach, Rachmaninov, ou de compositeurs français à la mémoire du flûtiste Jean-Pierre Rampal. Le disque qui nous intéresse aujourd'hui, le voit jouer, au côté de Ron Carter entre autres, des versions de composition de Debussy, Stravinsky et Bach. Evidemment comme je déteste Bach, il ne me viendra pas à l'idée de partager les extraits du Concerto Brandebourgeois, ampoulé dans la pure tradition Bach. Pas très objectif ce commentaire, mais Bach est la seule (je pense) musique qui m'irrite totalement, me tape sur les nerfs. Bach me rend nerveuse. Même à l'aveugle. Je ne peux m'empêcher par contre, d'être toujours séduite par Debussy, d'où ce court extrait, Syrinx. Histoire de rester dans la thématique flûte (syrinx). En plus, il a toujours porté la barbe. Garçon lumineux. Tamba 4 - IemanjàNovember 04, 2009 11:43 AM PST
Petite mélancolie nocturne en mode fusion 60's venue du Brésil. Tamba 4 a publié deux albums sur le célèbre label CTI du producteur Creed Taylor, l'exportateur américain de la vague bossa.Célébrité américaine éphèmère pour le groupe brésilien. On doit à Taylor la production, chez Verve, d'Antonio Carlos Jobim, João et Astrud Gilberto, Stan Getz puis, dans les 70's, il effectua un travail impressionnant auprès de Georges Benson, Nina Simone, Grover Washington, Herbie Hancock.... Les productions Taylor constituent une grande page de l'histoire de la musique américaine, que j'ai découverte récemment, à travers un article de Waxpoetics dans leur numéro the jazz issue. Cette revue, dont les premières parutions datent de 2001, est une sorte de bible acétate, qui plonge à chaque numéro dans l'histoire des musiques afro-américaines. Une revue de passionnés, érudite et élégante, fabuleuse pour les gens qui visitaient encore récemment les villes en fonction de la qualité et l'abondance de leurs magasins de disques comme seul critère de valeur touristique. Pour en revenir à Tamba, 3,4 ou 5, selon les périodes, ils sont surtout connus pour leur single California Soul, un morceau des obscurs 5th dimension, repris par de nombreuses stars de la Soul et samplé par Gangstarr ou Dj Shadow. Iemanjà, le morceau qui sert de prétexte à ce billet, est à la base un chant de pêcheurs, faisant appel à la protection des dieux marins, ceux du Nordeste mystique cher à Bastide. Shape Shifters / Mos Def ft. Slick Rick / CaseyOctober 23, 2009 02:21 AM PDT
Exhumation continue de ma dernière diffusion radio en date. Cathy Palenne, Martinique 972 représente, alias Casey, dans un style classe intégrale mode rentre dedans. Vocabulaire précis, assertivité 200% Blanc Mesnil. Sortie de son prochain album, Libérez la bête en janvier 2010 sur Anfalsh. Elle fait partie aussi du groupe Zone libre, un des groupes français les plus sombres depuis longtemps. Ambiance plombée de fin d'ère. Inutile d'en rajouter, j'ai déjà purgé ma peine. L'aperçu, du prochain disque, Apprends à t'taire, confirme le côté frontal et précis de son expression, la puissance de son vocabulaire cinglant. Celle qui démarre ses concerts en passant Eugène Mona ou Ti-Emile, est aussi l'auteure de la plus juste et belle chanson sur la Martinique que j'ai entendue depuis longtemps. Mais je crois que je verse toujours des larmes de rage quand j'écoute La tragédie d'une trajectoire. Pourquoi suis-je si radicale ? (...) October 07, 2009 04:03 AM PDT
Quand je disais que cette reprise sur les ondes était placée sous le signe du "je me fait plaisir"... Visez un peu la playliste: Danger Doom : Space ho
Shape of Broad Minds feat Doom : Let's Go
Kasai all stars:Quick as white
Method Man : Release Yo' Delf
The Roots : The Next Movement
September 26, 2009 09:06 AM PDT
Ayé, tentative ce soir de relancer les émissions de radio en direct. Du coup, je me sens, comme je me suis bien amusée avec la playlist de ce soir, d'en uploader une bonne partie avec quelques commentaires écrits. Ça tourne au vrai podcast, avec ma voix dedans de temps à autre pour animer les deux heures d'Original Schumi de ce 30 septembre. Ça a démarré très fort (je trouve) avec Henri Guédon « Carnaval Nou». J'aime tellement ce disque redécouvert en 2005 via les mixes de Manu Boubli pour Paris Dj, que je décide en cours d'émission de passer un second morceau, pour clore les deux heures. Ce musicien globe-trotter, peintre, percussionniste, a contribué aux grandes heures de la salsa New Yorkaise. Après on change de genre pour presque deux heures de pull capuche. Cadence Weapon est lui un rappeur canadien... né en 1985 ! « Oliver Square » est extrait de son premier album (2005). Afterparty babies (2008), a des côtés plus déjantés, plus club, avec un démarrage a capella et un «In search of the Youth crew » très orienté dancefloor... Citez moi un autre rappeur canadien...aller, plus que 3 secondes... Ok, Buck 65, K"naan... un autre? Dream Warriors, pas mal mais celui-là, c'est tellement paléolithique que je n'y pensais pas, je n'avais en tête que Da Grassroots. Tumi and the Volume , est un groupe de Hip hop sud-africain, auquel je n'accroche que modérément, sauf ce superbe « Afrique ». Avec All Natural « Down 4 ever » qui clôt la première salve je continue ma plongée en 2005 avec du Chicago Hip-Hop. (à suivre) Charles Earland - More today than yesterdaySeptember 22, 2009 02:22 PM PDT
Dans le genre soul jazz, Charles Earland fut l'un des premiers jazzman soul à faire un hit en vendant son disque Black Talks! à grande échelle en dehors des ghettos afro-américains. C'est « More today than yesterday » une reprise des Spiral Staircases (un groupe obscur qui a eu un succès éphémère avec ce seul morceau) qui clôt le disque qui fera un tabac et propulsera la carrière de l'organiste (et saxophoniste) tout comme celle du guitariste de session mythique Melvin Sparks. Sur cet album aussi une version hilare d'Aquarius de la comédie musicale Hair. « Son tube » sera le funky jazzrock Let the music play, qui franchement me parle moins que ses productions de la fin ds années 60. On le retrouvera dans de nombreuses sessions de jazz soul qui groovent la patte d'eph. On lui doit aussi la découverte de Groover Washington, mais c'est une autre histoire. Le morceau dure 11 minutes et me donne furieusement envie de voir un film avec Steve Mac Queen (le blond).
September 22, 2009 02:26 PM PDT
Je ne suis pas sure que ce morceau soit vraiment mon préféré, je réfléchis mais je n'arrive pas à départager les différents albums du duo écossais, alors quitte à rester dans la totale subjectivité, au pif dans cet album, Geogaddi, je pioche un morceau un peu à part, moins planant, presque dansant, Alpha and Omega. Duo familial énigmatique, Boards of Canada est un groupe peu prolifique, qui n'a rien sorti depuis 2006, se concentrant plutôt sur la production que sur leurs propres réalisations. Pourtant les sorties de Music has the right to Children, puis de Geogaddi furent des grosses claques qui marquèrent des jalons dans l'electronica down-tempo machin. Le goût du mystère, le peu d'interview laissent aux fans de la place pour se livrer aux interprétations les plus délirantes des titres des morceaux: numérologie, mathématiques, occultisme... Je dois dire que leur silence me suffit. A classer tout près de Matt Eliott et de son Third Eye Foundation... The Del Morocco's - Baby DollSeptember 21, 2009 12:26 PM PDT
Bloquée par des travaux non annoncés sur une autoroute, avec un lecteur cd flingué et une radio fm de salle de bain, arrêtée derrière une colline qui stoppe toutes les ondes fm, c'est un peu l'angoisse. Pourquoi tant de haine, de camions, de feux arrières, de moteurs allumés alors qu'on ne bouge pas, bon sang mais si ça continue, argh... je viens de boire un demi litre d'eau. Le seul signal vaguement capté, c'est celui de Classic 21, une des radios publiques belges. Jamais écoutée avant ce dimanche, cette chaine passe à y regarder, de la musique pour gros bidons de plus de 40 ans : heavy metal, blues, hillbilly et autres joyeusetés dans le genre. Les embouteillages sont rarement légers au point de vous faire pointer l'ironie de la situation: l'émission qui passe c'est Dr Boogie (cf post précédent). Entre deux crachats sonores, ça rock'n'roll à fond avec Walter de Paduwa aux manettes. Je sais que ça en fait dégouliner plus d'un-e habituées de ces billets, mais au final, quitte à faire du sur place autant éviter l'auto-tune (ahah). Apparemment Padawan fait aussi une émission de rock-a-billy du nom de Cool Cats, sur la même chaine. « J'ai connu la Pépètte aux auto-tamponneuses » et moi les Del Moroccos dans les embouteillages. Mieux que du Benabar mais c'est pas difficile. Un son à la Link Wray en 2009, avec une voix à la Betty Ditto pour emmener le tout c'est un peu n'importe quoi, mais c'est dimanche. Pour les fans de Bo Diddley. The Reverend Horton Heat -August 05, 2009 02:32 AM PDT
Non, ce n'est pas une pub pour Mazda, mais bien un extrait d'un des nombreux albums de punkabilly pondu par le trio texan The Reverend Horton Heat. Car oui, j'aime le boogie! Motorhead en tête, les Cramps, Man or Astroman et les Stray Cats en embuscade! It's Martini time fut leur premier album chez Interscope après des débuts chez Subpop, période à laquelle je les ais connus via des soldes du mailorder allemand Glitterhouse à l'époque distributeurs exclusifs du label de Seattle... Que vois-je ils tournent aux Usa avec lemmy et les Nashville Pussy! Que la bière ne fut-elle extraite de céréales que j'en saliverais d'avance. Geoim/PhotekAugust 05, 2009 02:33 AM PDT
Accélération du domaine des cartons. Deux associations d'idées en haut de pile. La similitude ne saute pas aux oreilles à 8 ans d'intervalle, mais pourtant même origine spatio-temporelle. Une évolution de la scène dub, ramifications file under "dérivés londoniens la musique jamaicaine". Kamal Joory (Geoim) vs Rupert Parkes (Photek). Kamal Joory (révélé via Kode 9) — contrairement à un Photek répétitif et perdu pour la cause — s'affranchit de la scene drum'n'bass puis dub/dubstep en collaborant par exemple l'année dernière avec un jazzman, Morgan Caney ou mêlant ses influences pakistanaises à ses compositions. L'album avec Caney me touche moins, malgré quelques chouettes phases ambiantes, que ses morceaux de danse pour l'esprit. Petite suite de morceaux : Crossings (Morgan Caney & Kamal Joory) Overnight Biscuits (Geoim) Terminus (Photek) et Zalim Maar Daala (Geoim feat.Khalid) http://www.photekproductions.com/ Un entretien en anglais avec Geoim Next Page |
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